Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/194

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de toute ſorte de nourriture, c’eſt alors qu’elle uſe de la ſupériorité que l’adreſſe ou la force lui donne ſur quelques animaux : elle les attaque, les ſaiſit, les dévore. N’ayant plus d’autre moyen pour ſe nourrir, elle imagine des ruſes, des armes : elle réuſſit d’autant plus dans cet art, que le combat lui devient auſſi eſſentiel que la nourriture. La voilà donc en guerre avec tous les animaux, ſoit pour attaquer, ſoit pour ſe défendre. C’eſt ainſi que l’expérience lui donne des leçons, qu’elle lui fait ſouvent payer de ſon ſang.