Page:Condillac - Traité des sensations, 1754, tome II.djvu/228

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de corps, dont elle ait une connoiſſance auſſi parfaite ; elle n’y voit que les propriétés, que ſes beſoins lui donnent occaſion d’y remarquer. Avec plus de ſagacité elle en démêleroit un plus grand nombre, & ſi elle pouvoit pénétrer juſques dans la nature des êtres, elle n’en trouveroit pas deux parfaitement ſemblables. Elle ne ſuppoſe donc que pluſieurs ne different point entr’eux, que parce qu’elle les voit confuſément.

Ses idées abſtraites, ſont de deux eſpeces. Quant à ſes notions abſtraites, il y en a de confuſes & de diſtinctes. Les unes confuſes. Elle connoît par exemple aſſez bien un ſon, pour le diſtinguer