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Page:Contributions à l'histoire physiologique de l'escargot (Helix pomatia).djvu/13

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AVANT-PROPOS. S

désirable iKoblcnir des chiffres moyens sur rensemble de la période d’activité de l’animal. Autant que nous avons pu le constater, celui-ci varie peu durant le sommeil d’hiver, perdant peu de son poids et ne ^consommant qu’une très petite fraction de sa substance. Son instinct le pousse à prendre toutes les précautions nécessaires contre la dessication et les trop brusques changements de température.

Nous avons choisi l’Escargot parce qu’il nous a paru aux débuts de nos recherches (1879) un des types les moins connus au point de vue physiologique, tout en étant parmi les invertébrés un de ceux qui, par sa grande dissémination géographique et la division relativement avancée de son travail fonctionnel, sont le plus faciles à se procurer et le plus dignes d’attention. Une autre considération nous a encore dirigé dans notre choix, dont nous demandons la permission de dire quelques mots. Nous envisageons la psychologie avec la majorité des savants contemporains comme une branche — élevée et complexe — de la physiologie comparée. La recherche du degré de connaissance du monde extérieur qu’ont les animaux inférieurs est d’un très vif attrait. Si nous admettons que sensation, mémoire, association d’idées, attention, volonté, etc., sont fonctions de la substance nerveuse ganglionnaire, il va de soi que le physiologiste a mission de les étudier au même litre que l’excitabilité musculaire, par exemple. Or, les observations de ces dernières aimées’font remonter jusqu’aux mollusques gastéropodes les premiers signes d’association d’idées par la mémoire, cl l’Escargot nous a paru propre à nous fournir de nouveaux documents dans ce domaine.’Voir RriMANÉs, L’évolution mcnlalc riiez— les aiiimau.r, traduite par U. de Varigny, Paris, 188i, p. 118.