Page:Coppée - Contes tout simples, 1920.djvu/33

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gagnais assez pour deux... Eh bien ! je vous prends avec moi, voulez-vous ?... Vous vous occuperez du ménage, et je vous aiderai à élever le petit. »

La pauvre femme pousse un cri, tombe sur une chaise, se voile la face de ses mains ; et comme l’enfant, éveillé en sursaut, se met aussi à gémir, Jean Vignol le prend dans son berceau, le regarde de près et pose sur sa joue molle et tendre un baiser déjà paternel...

Mais ce n’est pas tout. Savez-vous que la généreuse conduite de Jean Vignol a été, pour lui-même, très avantageuse ? Il continue, bien sûr, à servir les mêmes balivernes à son public spécial. Pourtant, il y a dans son dernier roman, l’Orphelin de Belleville, on ne sait quoi qui n’était pas dans les autres et qui a fait sangloter les grisettes. Le tirage du Petit Prolétaire en a monté, et l’écrivain a désormais ses quatre sous la ligne.