Page:Corneille Théâtre Hémon tome3.djvu/403

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INTRODUCTION. 57

de raniour diins les affaires d'tlat; mais il esl plus creux ijue profond, plus présomptueux qu'habile. Assez semblable --ur ce point au Félix de Polyeucle, il se ûaKe de connaître à fond les hommes et les choses; ce n'est pas à lui qu'on en pourrait faire accroire! La vertu, la franchise, la fidélité aux serments, chimè- res! Il voit le dessous de tout; il pénètre les motifs secrets des actes les plus simples en ap[)arence. Sans doVe il se tronnppe tout à fait, mais il (lé[)ense beaucoup de finesse a se troin|)er : c'est une consolation. Le bon Timagéne eût mérité le prix Mon- tyon ; Oronte n'est qu'un homme d'Étnt incompris, mais qui S9 rendjusliie à lui-mi'mie et, claii» se» plus lourdes bévues, con serve la majestueuse sérénité d'un plénipoteniiaire infaillible.

��IV

Ce jugement d'ensemble sur Rodogune sera complété dans le détail f)ar des ;innotations développées, souvent littéraires, plus souvent encore 2;rammaticales. Il nous a semblé qu'au mo- ment oii l'i'tude de hi langue françaie prenait enfin dans nos programmes la place d'honneur qui lui est due, une édition de Corneille, pour être utile, ne devait pas se borner à contredire ou à ré|)éter Voltaire. Laharpe, Palissut, Lessing, Geoffroy, MM. >aiiit-Ma i' Girardin et Geruzez. Étudie; à fond la langue de Corne lie > de ses contem[)orains, n'est-ce pas le meilleur moyen 'i'écldirer la nôtre? Ainsi du moins nous a on» conçu notre tâche : entre le Lexique de M. Mai'tv -Lave.mx et In Dic- tionnaire de M. Littré, nous l'avons accom[)lie sans trop de peiD«.

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