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fils... et est pacte que, charriée ladicte fuste, led. David sera tenu de rendre les bœufs aud. Mgr le premier président à qui ils appartiennent ou aud. monsieur le prieur son fils... »

Cet acte fut passé dans la salle basse du collège, en présence de noble Antoine Dacz, chanoine de Carcassonne, de Guilhem de Lescure, étudiant, et de Louis Privat (Arch. not. ibidem, f°151).

Les deux actes qui vont suivre sont les plus importants ; ils dé­finissent clairement la besogne qu’on attendait de Jean David et de Louis Privat ; ils sont datés, tous les deux, du 12 octobre 1523.

Le maître fustier Jean David s’engageait à édifier, pour le compte du prieur Mathieu de Saint-André, six chambres « sex ca­meras » ou appartements dans le collège : « premièrament es pacte que lodict David sera tengut de far lasd. sieys cambras, lascalas sont de present comensadas, de doas travesons et la cuberta a sos despens, et lod. de Sancto-Andrea fornira las fustas, fers, cavilhas et fulho necessarias : Item es pacte que lod. David fara menar, de la montanha de Arbas fins al port de Bido, a sos despens, la quantitat de dos cens et dex hoeyt piessas de fusta, compresas aquelas que a fayct venir de present per bastir lod. collège; Item es pacte que, finit lod. bastiment, las cordas que son aldict collège per montar les teules ,et autres affaires et una cabra seran deldid David, pro precio ·ducentarum librarum turon ... ... » et l’acte continue en latin.

Le charpentier recevait 80 livres, s’en tenait pour content ; 11 devait toucher la somme qui restait de jour en jour, à mesure que le travail avancerait ; étaient témoins : Blaise Cistet, chanoine de Clermont en Auvergne et Louis Privat.

Nous sommes prévenus, par une note marginale du registre que cet acte fut rayé - on disait alors cancellé - le 19 avril 1524 ; à cette date, la besogne de Jean David était terminée et l’ouvrier était intégralement payé (Arch. not. 2509, f°176).

A la même date du 12 octobre 1523, Louis Privat, « massone­rius » promettait à noble et discrète personne Mathieu de Saint-André, prieur du collège, de lui faire six grandes fenêtres de pierre ; elles étaient destinées â éclairer « le tinel » du collège. Le « tinel » était un grand appartement que nous trouvons dans tous les monas­tères comme dans les collèges, espèce de salle des pas-perdus ou de parloir qui, primitivement servait de cellier, comme l’indique le