Page:Coubertin - Cinq siècles et demi d’activité coloniale (1365-1915).djvu/10

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introduction

découragement ne s’ensuivit point ou, du moins, il ne fut jamais que très passager.

Ainsi s’affirme, une fois de plus, cette persévérance individuelle qui fut vraiment le ciment de la France coloniale. C’est toujours ce mot qui vient aux lèvres lorsqu’on cherche à qualifier le grand mouvement plus de cinq fois séculaire auquel des Français de toutes les conditions et de toutes les opinions ont collaboré et qui, ayant trouvé dans la « paix armée » de la fin du xixe siècle l’occasion d’un épanouissement définitif, constitua à la fois pour la France la compensation des déceptions passées et la préparation des vaillances nécessaires aux luttes du lendemain.