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pour que le phénomène dont nous parlons reste sain. Le vêtement de sport — sans le sport — ne pourrait charmer que des déliquescents, des chercheurs de sensations à vide. Un homme qui n’aimerait à porter une culotte, des bottes et des éperons que pour se regarder dans la glace, serait un malade, et voilà tout. Ce costume ne doit agir sur lui que parce qu’il évoque le cheval et l’enivrement du galop prochain. C’est pour la même raison que la vue d’un étalage de vêtements sportifs provoque dans l’organisme un léger « remue-ménage » que n’engendrera point un étalage de vêtements quelconques, si élégants et désirables soient-ils. Là encore, il n’y a rien que de normal, et les auteurs anglais ont souvent indiqué que leurs compatriotes subissaient cet attrait sans témoigner qu’eux-mêmes y trouvassent rien à redire.

La question importante est de savoir si cet « émoi sportif » (peut-être l’expression n’est-elle pas très exacte, mais nous n’en trouvons pas de meilleure) est utilisable techniquement.