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Page:Courant - Sommaire et historique des cultes coréens, 1899.pdf/34

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MAURICE COURANT.

ceux d’un district ou d’une province. Parmi les fêtes le plus souvent célébrées, je citerai les suivantes :

mou tchya hoi, 無遮會. ryoun kyeng hoi, 輪經會. syou ryouk eui, 水陸儀. tjang kyeng to tjyang, 藏經道場. paik tjoa to tjyang, 百座道場. koan tyeng to tjyang, 灌頂道場.

Un grand nombre de bonzeries furent construites, fortifiées, splendidement dotées ; l’une des plus riches fut celle de Heung-gang- sa, 興王寺, élevée de 1058 à 1067 ; ou consacra à cette fondation les impôts et la corvée de plusieurs districts et l’on y établit mille bonzes. Abusant de leur influence et de leurs richesses, les bonzes se mêlèrent aux intrigues du palais, conspirèrent, luttèrent à main armée contre les ministres qui leur déplaisaient. Beaucoup de rois eurent près d’eux un conseiller religieux revêtu du titre de kouk-să, 國師, ou oang-să, 王師, et jouissant d’un pouvoir exorbitant ; parmi les plus puissants, on peut citer Myo-tchyeng, 妙清, qui périt à la tête d’une révolte (1135), Pyen-syo, 遍 昭 (Sin Ton, 辛盹), qui obtint le titre de marquis, régna réellement à la place du roi Kong-min, 恭愍, et fut enfin mis à mort (1371) ; il avait eu l’adresse de faire prendre au roi pour son fils l’enfant que lui-même avait eu d’une esclave ; c’est ainsi que Sin Ou, 辛禍, et Sin Tchyang, 辛昌, régnèrent sur la Corée (1374—1388).

Sous la dynastie régnante, la faveur du bouddhisme s’effaça devant l’ascendant du confucianisme qui devint persécuteur.