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PAULINE PLATBROOD

rait plus que toutes les autres. C’était la plus belle du bas Bruxelles avec ses pignons denticulés ou roulés en volute, la plus vivante avec ses estaminets cossus, ses vieilles boutiques, ses bons passants et ses turbulents gagne-petit ! Ah la jolie rue, mais hélas combien entamée, abîmée aujourd’hui par les travaux et les prétendus embellissements modernes ! La vieille église, aux pierres noircies et cariées par le temps, avait depuis longtemps disparu pour céder la place à l’usine d’électricité ; et sur l’excédent du terrain se dressaient maintenant, juste en face des architectures séculaires, de hautes bâtisses françaises, l’une particulièrement laide entre toutes, surchargée de prétentieux balconnets d’un abominable dessin. La rue Sainte-Catherine qui fransquillonne !…

Le vieux plombier se demandait comment il existait des propriétaires assez « bêtes » pour accepter le plan de maisons aussi hideuses,