Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/361

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LETTRES DE PHILOXENE BOYER

1853.

« Mon cher ami,

» Je me charge auprès de vous d’une supplique très difficile à rédiger, — et au succès de laquelle on tient énormément ! Pourquoi l’on m’en a chargé ? les gens aimables diront qu’ils comptent sur mon style, moi j’affirmerai que c’est pour pouvoir m’imputer l’échec — en cas d’échec ! Calculez donc le cas où vous m’induisez.

» Demain samedi, Léontine pend la crémaillère dans son nouvel appartement (boulevard du Temple, 28). Ses amis dînent et festoient à 6 heures. Les moins liés viennent le soir. On veut que vous soyez des plus liés et que vous veniez vous mettre à table à coté d’amis et de gens utiles dans l’occasion. Ne refusez pas ! On vous demande comme vous serez, à l’heure que vous voudrez, pour le temps qui vous sera loisible ! mais on vous demande et on vous exige, fut-ce (sic) une heure ? Venez donc à 6 heures demain, et je n’ai pas besoin de vous dire que personne autant que moi n’aura plaisir à trinquer avec vous !

» Philoxène Boyer. »

le n°14 par M. Maurice Tourneux. dans l’Amateur d’Autographes (15 juillet 1899), les autres par M. Féli Gautier (Mercure de France, 1er mars 1906), avec l’autorisation de Mlle Louise Read, dont on sait de quel culte pieux elle honore la mémoire du grand écrivain normand.

Dans nos notes relatives à cette correspondance, nous nous sommes plusieurs fois inspiré de celles de M. Gautier.