Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/394

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LETTRES DE M, ALFRED GUICIION (l


Paris, le 23 mai 1860.

« Monsieur,

» C’est avec un profond intérêt que j’ai lu les notes relatives à Edgard Poe (sic), contenues dans votre admirable traduction de ses Histoires extraordinaires.

» Votre talent littéraire et l’élévation de votre pensée étaient seuls capables de définir et d’analyser les belles et étranges conceptions de ce poète ; aussi est-ce à vous, Monsieur, que je dois en grande partie les ineffables jouissances que j’ai trouvé (sic) dans la lecture de ses ouvrages.

» Si Edgard Poe a franchi les hauteurs les plus arides de ï esthétique et plongé dans les abîmes les moins explorés de V intellect humain, vous avez la gloire de l’avoir suivi dans ces étonnantes perspectives en nous les révélant dans toutes leurs splendeurs.

» Vivement désireux de connaître plus intimement Edgard Poe, je me suis adressé à MM. Michel Lévy, qui m’ont répondu qu’il n’y avait que les deux volumes : Histoires extraordinaires et la Relation d’Arthur

les articles publiés par M. Armand Fraisse sur la vie et l’œuvre de Baudelaire, nous renvoyons le lecteur particulièrement à ceux des 4, 24 et 29 mai 1869. (Salât public de Lyon).

(1) Communiquées par M. Albert Ancelle. — Alfred Guichon de Grandpont, auteur de deux plaquettes sur les choses maritimes, a traduit du latin la « Dissertation sur la liberté des mers », de Hugo Grotius.