Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/407

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» À vous de cœur, cher Monsieur.

« Adèle Victor Hugo (i). »

lettre de lecoste de lisle

Paris, l\ avril 1861.

« Mon cher ami,

» Lacaussade a dû vous prévenir que j’avais l’intention de parler des Fleurs du mal dans la Revue Européenne ; mais il est indispensable que vous arrachiez à de Broise un exemplaire de votre dernière édition que je n’ai pas. Je suis très heureux de l’occasion qui m’est offerte de dire tout ce que je pense de vous, et j’insisterai particulièrement, bien entendu, sur certains points que vos critiques, ou plutôt vos insulteurs, ont négligés par ineptie naturelle.

» rV oubliez pas mon exemplaire. » Tout à vous,

» LeCOXTE DE LlSLE (2). »

chez lui, cette liberté d’appréciation gardée envers ceux qu’il admire le plus : ne le voit-on pas prendre parti pour Flaubert à propos de Salambo, contre « l’oncle Beuve » lui-même ’)

(1) Nous n’avons pas la date de cette lettre, mais son texte indique suffisamment qu’elle fut écrite à Bruxelles et quand Baudelaire était déjà gravement atteint. Il faut donc la placer entre i865 et 1866.

(2) L’article annoncé parut dans la Revue Européenne, le i Cl décembre 18G1. Celui de Baudelaire sur Leconte de Lisle avait paru trois mois auparavant à la Revue fantaisiste. — Lettre communiquée par M. A. Ancclle.