Page:Crépet - Charles Baudelaire 1906.djvu/478

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

haute voix, comment je m’ai senti enivré en lisant ces belles pages qui me racontaient — comme le fait le meilleur poème — les impressions que je me dois vanter d’avoir produites sur une organisation si supérieure que la vôtre ?

» Soyez mille fois remercié de ce bienfait que vous m’avez procuré, et croyez-moi bien fier de vous pouvoir nommer ami.

» À bientôt, n’est-ce pas ?

» Tout à vous,
» Richard Wagner. »


LETTRES DE WALLON


1.


« Mon cher Baudelaire,

» J’ai la plaisanterie grossière, m’avez-vous dit un jour, et cela est très vrai, et je ne m’en fâche point, car je ne pense pas que je puisse jamais briller beaucoup par l’esprit — mais cette fois vous chassez sur mes terres et j’éprouve quelque malin plaisir à vous régenter. — Le sens propre de Talent est pièce de monnaie — c’est par figure seulement qu’on l’applique aux facultés de l’homme — et peut-être cet emploi ne remonte-t-il pas au delà du protestantisme, grand commentateur, interprétateur de paraboles. — Quoi qu’il en soit, l’assimilation du talent de l’Évangile à l’esprit de l’homme n’est pas mon fait ; vous la trouverez dans tous les Pères, dans les termes mêmes ou peu s’en faut, où je la répète après eux. — Le jeu de