Page:Croiset - Histoire de la littérature grecque, t5.djvu/936

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918 CHAP. VII.- L°OBIEN'I` GREG AU IV° SIECLE g Constance, favorable aux Ariens, se montre son ennemi:

 peut-étre redoutait—il aussi Fascendant dont Athanase,

i' grace au peuple ct aux moines, jouissait en Egypte; · il l’exile de nouveau en 339. Athanase, chassé d’Orient, I · trouve favour en lllyrie a la cour de Constant II; il { affermit la doctrine nicéenne en Occident, prend part, ’ en 343, au concilo tenu a Sardique, en 'l`hrace ; enlin, grace al’appuiénergique de Constant II, il obtient de ren- trer a Alexandrie en 346. ll y reste, cette fois, dix ans. Mais, en 356, so sentant menace par la haine de l’em— pereur, il est oblige do fuir, se cache au désert, ou il vit i en proscrit pendant cinq ans. Le décret de Julien qui faisait ccsser toute persécution pour cause d’opinions re- ligieuses le ramene dans sa ville épiscopale en 361. A peine y est-il de retour que l’empereur, alarmé de sa. puissance, écrit, en 362, une lettre pleine de colere pour ordonner de le chasser d’Egypte (Lettre 6; cf. Lettre 51). Jovien le rétablit dans ses honneurs en 364. Mais, quelques mois plus tard, l’avenement de Valens, arien décidé, l’oblige a fuir de nouveau. Toutefois une recon- ciliation se fait bientot entre eux, et désormais (de 365 , jusqu’a sa mort, en 373) Athanase peut demeurer pai- siblement dans Alexandrie. Les lettres que S. Basile lui adressait vers ce temps montrcnt de quelle autorité il i jouissait alors dans l’Eglise. C’était une sorte de pa- triarche et d’arbitre, dont l’opinion faisait loi ’. L’activité littéraire do cet homme ardent ne fut guere moindre que son activité politique ’. Beaucoup de ses écrits sont perdus ; beaucoup de ceux qui lui sont attri- bués sont d’origine incertaine. Ses ouvrages d‘exé· 1. S. Basile, Lettres 47-52. 2. Pour Yeusemble des oeuvres d’Athauase et les questions do chrouologie et d’authenticité, cousulter Bardenhewer, § 45, 2-1, et Batiifol, Liltév. gr. chrét., p. 265 et suivantes. Pour Yappréciatiou historique, morale et littéraire, on peut recommauder l'ouvrago cité de Fialon. R ‘ l l l l