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Page:Déjacque - La Question révolutionnaire, 1854.djvu/12

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AUX PROLÉTAIRES.




Frères du prolétariat ! c’est à vous que je dédie ce labeur, produit des veilles de l’un des vôtres.

C’est à vous que se recommandent ces pages, gouttes d’encre cristallisées dans l’atmosphère de l’exil et de la misère ; excitation à la haine et au mépris, à la ruine et à la mort de la bourgeoisie ; attaque à gorge déployée à la religion et à la famille, au gouvernement et à la propriété !

Puissent-elles, ces pages, – grêlons jetés dans l’espace – aider à amonceler en vos consciences les notions du droit ; faire tressaillir en vos cerveaux et en vos cœurs la vibration des colères sociales ; hâter l’heure où vos masses énergiques, soulevant la logique et le glaive révolutionnaires, se précipiteront comme une avalanche sur cette société exubérante de privilège et d’exploitation.

Et alors, comme un germe fécond, comme un rayon vivifiant, puissent-elles enfin, au printemps