Abolition de la Religion, religion catholique ou israélite, protestante ou autres. Abolition du clergé et de l’autel, du prêtre, – curé ou pape, ministre ou rabbin ; – de la Divinité, idole en une ou trois personnes, autocratie ou oligarchie universelle ;
Mais l’homme, – à la fois créature et créateur, – n’ayant plus que la nature pour Dieu, la science pour prêtre, et l’humanité pour autel.
Abolition de la propriété personnelle, propriété du sol, du bâtiment, de l’atelier, de la boutique, propriété de tout ce qui est instrument de travail, production ou consommation ;
Mais la propriété collective, une et indivisible, la possession en commun.
Abolition de la famille, la famille basée sur le mariage, sur l’autorité paternelle et maritale, sur l’hérédité ;
Mais la grande famille humaine, la famille une et indivisible comme la propriété.
L’affranchissement de la femme, l’émancipation de l’enfant.
Enfin, l’abolition de l’autorité, du privilège, de l’antagonisme ;
Mais la liberté, l’égalité, la fraternité incarnées dans l’humanité ;
Mais toutes les conséquences de la triple formule passées de l’abstraction théorique dans la réalité pratique, dans le positivisme.
C’est-à-dire l’Harmonie, cette oasis de nos rêves, cessant de fuir comme un mirage devant la caravane des générations et livrant à tous et à chacun, sous de fraternels ombrages et dans l’unité universelle, les sources du bonheur, les