Le rôle de chacun des ministres est bien simple. Il est l’intermédiaire entre le scrutin qui ordonne et l’administration qui exécute. C’est le contremaître de l’atelier administratif qui distribue la besogne aux ouvriers des diverses spécialités et les surveille à l’œuvre.
ART. 12 : Des Relations extérieures – L’universalité du peuple nomme à l’élection ses commis auprès des autres nations avec mandat impératif.
Plus de politique, par conséquent plus de diplomatie. Plus de ces intrigues de cabinet ou d’alcôve, de ces trames perfides et ténébreuses ourdies par la fourberie et l’opprobre pour duper les moins fripons ou les plus faibles, comme la toile de l’araignée pour prendre les mouches. Mais des mandataires, drapés dans la loyale parole du peuple, et agissant au grand jour et à mandat découvert.
ART. 13 : De la Justice. – La justice est gratuite. Elle est rendue par un jury tiré au sort dans chaque commune. Pour qu’il y ait verdict de culpabilité, il faut l’unanimité du jury. Une magistrature égalitaire est nommée par le peuple de chaque commune. Elle est chargée d’instruire la cause, et, après le verdict du jury, de prononcer l’acquittement ou la condamnation d’après le texte de la loi. Nulle poursuite ne peut s’exercer que sur la demande d’un plaignant et après autorisation de la section à laquelle appartient l’accusé.
Là aussi le peuple, – la section, le jury, –