Rappeler au souvenir de tous les scènes vexatoires et sanglantes de la police et de l’armée, n’est-ce pas appeler sur elles l’excommunication civique, la dissolution éternelle ?
La police et l’armée !… Eh ! qui donc, aujourd’hui encore, ne serait point las de tendre le cou au lacet et au yatagan de ces deux muets du capital, ce sultan aux fibres argentines, aux lubricités métalliques, aux jalousies impitoyables ?
ART. 16 : De l’Enseignement. – L’enseignement est libre. Chaque commune nomme à l’élection populaire ses instituteurs.
L’enseignement gratuit ; une indemnité allouée aux prolétaires qui suivront les cours et aux parents des jeunes élèves, ou l’enfant nourri, vêtu, couché dans une maison spéciale, aérée, spacieuse et ouverte à la vie extérieure, au lieu de l’enseignement à prix d’or et de la claustration des collèges.
L’enseignement libre. Chacun pouvant professer. C’est-à-dire l’essor donné au progrès. De nouvelles méthodes et de nouveaux plans d’études sortant des limbes de la théorie et venant demander et venant recevoir à la lumière de la publicité le baptême de l’expérience. L’enseignement des langues vivantes, par exemple, substitué pour le plus grand nombre à l’enseignement des langues mortes. L’instruction professionnelle et sociale substituée à l’instruction bourgeoise et avocassière. L’étude attrayante remplaçant l’étude abrutissante. – Les ignorantins du Catholicisme et de l’Université, les boutiquiers d’instruction et d’éducation tués, enterrés par la rude concurrence de la gratuité, de la liberté et de la vérité