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Page:Déjacque - La Question révolutionnaire, 1854.djvu/39

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de l’enseignement. Tous ces marchands de prières et d’amulettes, sous prétexte d’éducation ; tous ces marchands de soupe ou de papier, sous prétexte d’instruction, chassés, par le délaissement, du temple de la science. L’instituteur créé pour l’élève et non plus l’élève créé pour l’instituteur.

ARTICLE ADDITIONNEL : Tous codes, lois, décrets, antérieurs à la proclamation présente sont déclarés nuls et non avenus, comme n’ayant pas été délibérés et votés par le peuple, le seul législateur légitime.

« Tous codes, lois-décrets antérieurs à la proclamation présente sont déclarés nuls et non avenus, comme n’ayant pas été délibérés et votés par le peuple, le seul législateur légitime. »

Parce que nul ne peut être contraint à subir les lois qu’il n’a pas faites et que, contre de pareilles lois, « l’insurrection est le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

C’est au peuple, s’il veut des lois, et une fois en possession du mécanisme de la législation directe, à mettre en ébullition toutes ses intelligences et à faire fonctionner tous ses rouages.

Oh ! – comme le plan des mains de l’ingénieur dans l’atelier de construction, – que la législation directe n’est-elle passée du droit dans le fait ; que n’est-elle en mouvement au service de la souveraineté du peuple !

Oh ! se fait-on idée d’une organisation révolutionnaire de la force d’impulsion de 36 millions d’âmes !…


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DE LA RELIGION




Les religions ont cela de commun que toutes prêchent aux opprimés la soumission au joug