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Page:Déjacque - La Question révolutionnaire, 1854.djvu/57

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pas lui-même de larges fissures à la compression pour livrer passage au socialisme, c’en est fait de lui : un jour ou l’autre, il sera emporté par une irruption du volcan. La terre tremble sous l’épanouissement réactionnaire, et la vieille société, comme une autre Pompéi, ne tardera pas à s’engloutir sous le flot incandescent de la révolution.

A l’œuvre donc ! car il ne s’agit pas de s’endormir dans l’attente du jour expiatoire. Il faut le préparer. C’est chaque jour, femmes et prolétaires, et dans la mesure de nos forces et de nos convictions, c’est dans le ménage, dans l’atelier, au coin des rues désertes, c’est dès aujourd’hui, c’est à toute heure, à tout instant qu’il faut agir, s’insurger, révolutionner.

A l’œuvre ! Et que celui qui a faim et veut manger ;

Que celui qui a soif et veut boire ;

Que celui qui est nu et veut se vêtir ;

Que celui qui a froid au corps et à l’âme et veut se les réchauffer au calorique du brasier ou de l’amour ;

Que celui qui porte dans les mains et sur le visage le sillon creusé par un travail homicide et ne veut plus labourer sa chair pour engraisser des oisifs ;

Que celui qui se sent dépérir sous la brume des privations physiques et veut en appeler de la pulmonie du jeûne sous le climat d’institutions moins délétères ;

Que celui qui couve en sa poitrine la phtisie des douleurs morales et veut en guérir ;

Que tous ceux qui souffrent et veulent jouir ;

Enfin ! que tous ceux qui ont palmes et couronnes