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Page:Déjacque - La Question révolutionnaire, 1854.djvu/58

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de misères, se lèvent !… et que leur nombre et leur rébellion glacent d’épouvante les spectateurs, les ordonnateurs et les exécuteurs de leur martyre !

Debout tous !

Et par le bras et le cœur,

Par la parole et la plume,

Par le poignard et le fusil,

Par l’ironie et l’imprécation,

Par le pillage et l’adultère, (B) [les notes B, C, D et E de Déjacque se trouvent à la fin du texte]

Par l’empoisonnement et l’incendie, (C)

Faisons, – sur le grand chemin des principes ou dans l’encoignure du droit individuel, – par l’insurrection ou par l’assassinat, – la guerre à la société !… la guerre à la civilisation !… (D)

Debout ! – Et, par malheur, s’il en est qui tombent entre les mains de l’autorité gouvernementale, – que chacun de nous, – à la barre des accusations, sous la verge des condamnations, dans les cachots ou sur le billot des détentions ou des exécutions, – que chacun des nouveaux croyants confesse, – en présence de l’humanité et en prenant la nature à témoin, – qu’il n’a agi qu’en vertu de son droit et pour obéir à la religion de sa conscience… (E)

Debout, prolétaires, debout tous ! – Et, déployons le drapeau de la guerre sociale ! Debout ! Et, – comme les fanatiques du Coran, – au fort de la mêlée insurrectionnelle où quiconque meurt ne meurt que pour renaître à la société future – répétons ce cri d’anathème et d’extermination pour la religion et la famille, pour le capital et le gouvernement ; ce cri de haine et d’amour, – de haine pour le privilège, d’amour pour légalité ; –