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CÉSAR FRANCK

le même numéro a été attribué en 1844 à la Deuxième fantaisie sur Gulistan, éditée par Richault.

Franck eut-il, ce qui est fort possible, l’intention de répudier une partie des premiers morceaux de piano (écrits sous l’autoritaire pression paternelle), comme indignes de figurer dans sa production artistique ?… et cependant il y laissait subsister d’autres pièces (Duo sur le God save the king, et Souvenir d’Aix-la-Chapelle pour piano) qui ne devaient guère être supérieures à celles-là…, c’est ce que l’on ne pourra jamais savoir.

D’autre part, aucune des nombreuses mélodies composées et éditées entre 1840 et 1850 ne porte de numéro d’œuvre, et, après le morceau intitulé : Quasi marcia pour harmonium, auquel est affecté le chiffre 22, le maître renonce jusqu’à la fin de sa vie à toute désignation numérique.

Quoi qu’il en soit, ce sont bien les six grandes pièces d’orgue qui apparaissent comme début de la production symphonique de cette seconde époque ; je dis : de la production symphonique, car il n’y a pas à douter que nombre de motets et autres compositions de musique religieuse, comme aussi les deux Messes, soient antérieurs en date, mais nous avons déjà vu que Franck avait coutume de n’attribuer aucun numéro d’œuvre à ses morceaux de chant.