Page:Dandré-Bardon - Vie de Carle Vanloo.djvu/22

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
17
de Carle Vanloo.

vrage, peint dans le goût de Paul Veroneſe, ſe trouve caractériſé par un trait ſingulier : la cuiſſe droite de la jeune femme eſt ornée d’un braſſelet.

Les Gens de génie ſortent en tout de la marche ordinaire ; ils ne connoiſſent pas de début, & commencent par étonner. À l’âge de 24 ans C. Vanloo, déjà renommé par quantité de Deſſeins, que la Gravure reproduit encore tous les jours, fait un Tableau repréſentant le Mariage de la Vierge, morceau précieux qui lui attire les éloges des Connoiſſeurs ! Il retrace dans le plafond de l’Egliſe S. Iſidore, l’Apothéoſe de ce Saint. L’ouvrage à Freſque n’eſt pas plutôt découvert que la Critique ouvre la bouche de quelques jaloux. C. Vanloo, ſans ſe déconcerter, la leur ferme en peignant un Tableau d’Enée & Anchiſe, qu’on admire dans le Cabinet de M. de la Live, & un Saint François, une Sainte Marthe, qui décorent l’Egliſe des Capucins de Taraſcon. On ne parloit à Rome que des talens de C. Vanloo. Le Pape lui-même, qui en fut informé, voulut récompenſer le mérite du jeune Peintre Français, l’honora en 1729 d’un Cordon de Chevalier, & d’un Brevet honorable & flatteur.