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de Carle Vanloo.

Eléves Protégés, dont un des objets conſiſte à confronter les faits de l’Hiſtoire Univerſelle avec les maximes ſuivant leſquelles ils doivent être rendus.

Un trait bien caractériſtique & particulier à C. Vanloo, c’eſt qu’il ne conſervoit de ſes productions, que celles qui pouvoient lui faire le plus d’honneur. Il effaçoit ſans aucun égard tout ce qu’il croyoit être en état de mieux rendre. On a ſouvent uſé d’adreſſe pour préſerver quelques-uns de ſes ouvrages de la deſtruction dont il les menaçoit : mais on n’a pas pu les ſauver tous. Le Tableau des Graces enchaînées par l’Amour, cette Peinture expoſée au Salon de 1763, & qui nonobſtant quelques défauts, renfermoit mille beautés que des Connoiſſeurs auroient achetées à grand prix, a été impitoyablement immolée à la délicateſſe, au caprice de l’Auteur ; il a mis cet ouvrage en pièces, & n’en a pas laiſſé ſubſiſter le moindre veſtige. Son grand Tableau de Porus, fait pour le Roi d’Eſpagne, & expoſfé au Salon de 1738 ; ſon Sacre de S. Auguſtin expoſé en 1750 ; ſon propre Portrait peint par lui-même & expoſé en 1753, ont eû le même ſort : il les a refaits en entier ſur