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Vie

N’en ſoyons point fſrpris. L’Artiſte a uſé de toutes les précautions convenables à cet objet. Il a fait les maquettes en cire des figures principales ; les a drappées, les a éclairées dans une intelligence relative au local & les a peintes d’après Nature. Pouvoit-il manquer les ſtratagêmes ſéducteurs du Talent ? Pouvoit-il n’en pas impoſer à l’œil par cette magie ſçavante, qui prête à d’ingénieux menſonges les charmes de la vérité.

C. Vanloo n’a pas développé à Paris les connoiſſances qu’il avoit dans l’art de traiter les plafonds : les occaſions d’en faire uſage lui ont échappé. Mais Rome & Turin offrent des témoignages autentiques de ſa ſcience ſur cet article important. Pourquoi le Ciel n’a-t’il pas permis qu’il la ſignalât à la Chappelle des Invalides ? Il auroit fait voir, à l’exemple de ſes habiles Confrères, que ſi cette partie de l’art de peindre n’eſt pas auſſi ſouvent pratiquée en France qu’elle l’eſt en Italie, ce n’eſt pas l’incapacité des Artiſtes qui y met obſtacle, mais l’ingratitude des moyens & le défaut des circonſtances.

Nous ne diſſimulerons pas que l’auſtere Cenſure, qui veille à la conſervation