Page:Dandré-Bardon - Vie de Carle Vanloo.djvu/52

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
47
de Carle Vanloo.

ſon eſtime, les Gens de goût ſon amitié. Pour contribuer à ſes delaſſemens, les Comédiens lui ouvrent leurs Théâtres ; ils le conſultent dans tout ce qui concerne ſon Art ; & lorſqu’au retour d’une longue & dangereuſe maladie, à laquelle tout Paris prit beaucoup de part, C. Vanloo reparoît dans les loges, tout le Parterre applaudit. Tels étoient les honneurs que les Grecs rendoient au mérite.

Notre Artiſte en reçoit de toutes les ſortes. La Princeſſe de Galliczin, voulant donner un témoignage d’amitié à Mlle Clairon, lui offre le choix d’un préſent en vaiſſelle, en bijoux ou en étoffes précieuſes & lui demande ce qui peut lui être plus agréable : Mon portrait de la main de C. Vanloo me flatteroit encore davantage, répond l’Actrice célebre. La Princeſſe paya à C. Vanloo le portrait de la Melpomene Françaiſe, qui voulut être peinte, en Médée[1] ſon rôle favori. Tout le monde connoît la magnifique eſtampe, qui en a été gravée par l’ordre & aux frais du Roi. Le génie du Peintre brille d’un éclat diſtingué dans cette compoſition. Il a réuni le talent

  1. Cinquième Acte de Medée.