Page:Darien, Bas les coeurs, Albert Savine éditeur, 1889.djvu/283

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XX


Je m’en vais, sanglotant, le mouchoir appuyé sur les yeux.


― Eh bien ! maître Jean, on pleure ? Qu’est-ce qu’il y a donc ?

C’est le père Merlin qui rentre chez lui et qui m’a vu venir, de loin, en ce triste équipage. Je m’essuie le visage rapidement et je relève la tête.

― Tu as la figure toute rouge. Est-ce qu’on t’aurait battu ?

― Oui… oui, monsieur…

― Et qui ? Ce n’est pas ton père, je pense ?

― Si, monsieur…

― Qu’est-ce que tu as donc fait ?

Je ne réponds pas. Je recommence à pleurer. Le père Merlin me prend par la main.

― Allons, entre chez moi. Tu me raconteras tes chagrins… si tu veux. Et tu te chauf-