Gaokerena. Tout cela, nous le bénissons, tout cela nous l’in-voquons, tout cela nous l’adorons pour le bien du corps des mortels, pour repousser la maladie, pour repousser la mort, pour repousser la souffrance… la fièvre froide… la fièvre chaude… qu’Anrô-mainyu a créées pour le corps des mortels. maladie, je t’exorcise ; ô mort, je t’exorcise**1. »
1. Vend. 20, l. Pereça^ zarathustrô ahurem mazdâm... ko paoiryô mashyânâm thamanuhatâm... yackem yackâi dàraya^ mabrkem mahrkâi dârayaf... âa^ mraof aburô mazdào : thritô paoiryô... mashyânâm thamanuhatâm... yaçkem yaçkài dâraya^ mabrkem etc. viçcithrem dim ayaçata âyapta khshatra vairya paitistàtéè yackabé paitistàtéê mabrkabè p. dàju p. tafnu p. çàranabè... yà a ?irô mainyus fràkcrenta^ avi imàm tanùm yâm masbyànàm. adba azem yô ahurô mazdào urvarào baôshazyào (éd. Westerg.) uzbarem pôurus pouru-çatào pùurus pouru-hazawrâo pôurus pouru-baôvanô aoim gaokerenem pairi. — Ta^ vîçpem frînâmahi iat viçpem fraéshyàmahi... nemaqyàmabi avi imàm tanùm yâm masbyànàm paitistàtéè yaçkabè yackem thvvâm paitiçawbâmi mabrkem tbwâm paitiça/ibàmi dàju etc.. — Les mots : viçcithrem dim ayaçata âyapta khshalhra vairya sont obscurs : l’on ne voit pas clairement ce que c’est que viçcithrem que le peblvi se contente de transcrire, ni dans quel sens il faut prendre khshathra vairya. {{M.|Spiegel traduit : Ein miltelu-’dnschte er sich ah gunst von Khshathra vairya. Il ajoute en note : « Puisque Thrita demande son remède à Khshathra vairya., il faut conclure que ce remède est pris du règne minéral, dont Khshathra vairya est l’Amshaspand. Cependant viçcithra signifie proprement ce qui a son origine dans le liquide {tvas von Fliissirfkeit herkommt) ». On peut, je crois, conclure de cette contradiction que Khshathra vairya n’est pas pris comme nom propre ou que viçcithrem n’a pas le sens que lui prête le savant allemand. Notons que le mot ûyaptem désigne la faveur obtenue comme récompense d’un acte de vertu : qu’on se rappelle, par exemple, le yast de Ilaoma dont la moitié roule sur ce thème : qui a le premier pressé le soma ? quelle faveur (ûyaptem) lui en est revenue ? ûyaptem suppose donc un régime indirect exprimé ou
mille combattants. II serait risqué d’avancer que chaque Amshaspand avait sa légion ; l’on comprend d’ailleurs le choix particulier d’Amereiht comme patron d’un corps d’armée : c’est un dieu que le soldat plus que tout autre avait occasion d’invoquer. La création de ce corps remonte à une époque où les deux valeurs du dieu étaient encore comprises : le nom du corps nous reporte à la valeur abstraite, l’effectif ù l’attribut matériel. La valeur abstraite était l’idée dominante, mais n’effaçait nullement la valeur matérielle : Xerxès, rencontrant un beau platane sur la route de Sardes, l’honore en y déposant un ornement d’or et le confie à la garde d’un Immortel (Hérod. 7, 31) ; autrement dit, il honore l’Amshaspand Ameretât dans une de ses productions, dont il remet la garde à l’un des pupilles du dieu. — On peut supposer que le nom perse de la légion était « amartiyânâm çpâda. »