Page:Daudet - Au bord des terrasses, 1906.djvu/43

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NUIT




Je regarde la nuit noire de ses fantômes.
En deuil du jour,
Prête pour les fadets, les sylphes et les gnomes,
Et pour l’amour !
Calme, silencieuse, et porteuse de rêves
En ses tissus
Recouvrant les forêts, les ravins et les grèves
Aux yeux déçus !
Morte, l’activité qui remue aux lumières,
Chante au soleil !