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À LA LOUISIANE

les Français leur distribuent force couteaux, fusils, rassades et vermillon. Embarras des sauvages. Ne pouvant s’empêcher de rire, M. d’Iberville ordonne de leur montrer à se servir de ces objets. Un Français charge un fusil et le passe à un sauvage. Mais « soit pas malice, soit autrement, luy ayant mis une trop forte charge de poudre, le Sauvage en voulant tirer, s’estant penché en arrière, le coup de fusil le fit tomber à la renverse, le Sauvage d’un costé, le fusil de l’autre. Cet accident fut cause qu’ils furent plus de quinze jours sans vouloir toucher de fusil ».

Les fêtes terminées, le commandant laisse au fort 124 hommes sous les ordres de Sauvolle et de Bienville, puis, avec Surgères, rentre en France.