Page:De Banville - Odes Funambulesques.djvu/398

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LE FRONTISPICE
             de Voillemot


  Par les gazons d’une heureuse Tempé,
  Sur lesquels flotte un rideau de théâtre,
  Heurtant le sol en cadence frappé,
  Des Satyreaux, effroi du jeune pâtre,
  Bondissent nus, comme un troupeau folâtre.
  Et sur un tertre assis, dans ce vallon
  Où si souvent la flûte d’Apollon
  Nous attirait en nos folles jeunesses,
  Gille attentif, avec son violon
  Guide le chœur des petites Faunesses.


     Septembre 1873.


 
          ACHEVÉ D’IMPRIMER
                1873


 
  Pendant ce triste Octobre pluvieux,
  Que le ciel mouille & que le vent balaie,
  Mon livre, jeune en même temps que vieux,
  Où notre siècle a vu saigner sa plaie,
  Comme il convient, fut imprimé chez Claye.
  Il ne contient ni fiel, ni lâchetés.
  Dussent rugier les tigres tachetés,
  Et les serpents mordre, & les ânes braire,
  Il n’en a cure, &, si vous l’achetez,
  Il se vendra chez Lemerre, libraire.