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Depuis ce jour, Messieurs les instituteurs, de nombreuses médailles ont été tous les ans remportées par vous et, honneur bien plus rare, les palmes d’officier d’académie sont venues cette année s’attacher à la boutonnière d’un de vos collègues, vétéran de l’instruction primaire[1] ; jamais palmes universitaires n’ont brillé sur une poitrine plus digne de les porter.

Que signifient, Messieurs, toutes ces récompenses, que signifient cette foule d’enfants remplissant les écoles, ces nombreux jeunes gens accourant pendant les longues et rudes soirées d’hiver pour demander aux cours d’adultes ce qu’ils n’ont pu acquérir dans leur enfance ? Ne voyez-vous pas là un signe du temps, un témoignage irrécusable des vives aspirations qui se font sentir chez tous ? Dans notre belle France, où les lumières avaient jusqu’ici tardé à se répandre, un mouvement irrésistible vers l’instruction se manifeste dans toutes les régions de la société. De l’aveu de tous aujourd’hui, la question de l’instruction, de l’instruction primaire d’a-

  1. M. Gasc, instituteur aux Cammazes.