Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/123

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Un légiste s’étoit mis en tête de forcer l’église à tolérer le duel, le suicide, tous les crimes, pourvu que la mort ne laissât point de place au repentir. Quel bruit, plus récemment, n’a-t-on pas fait d’une ordonnance épiscopale, dont les dispositions relatives, pour la plupart, à l’administration des sacrements, et toutes de l’ordre purement spirituel, n’offroient que le texte même des statuts et des rituels qui règlent partout la dispensation des choses saintes. Certains journaux crièrent au scandale, à l’envahissement, s’épuisèrent en homélies sur la tolérance et la charité, et finalement menacèrent du protestantisme l’église catholique, si elle ne réformoit pas, d’après les lumières du siècle, sa discipline sur le baptême, le mariage et les inhumations. Le parti se procura l’avantage de quelques troubles, et même, dit-on, de quelques apostasies officielles pour donner du poids à ses conseils. Le gouvernement alarmé chercha un coupable, et ce coupable fut le vénérable grand-vicaire du prélat, cause innocente de cette rumeur.

Nous ignorons si elle fut le motif d’une autre tentative du ministère : toujours est-il sûr qu’il essaya de persuader aux évêques de soumettre à sa censure, avant de les publier, leurs lettres