Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/186

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Or, de ces deux assertions entre lesquelles il semble qu’il faudroit nécessairement se décider si l’on prenoit le mot de libertés en un sens rigoureux, la première est scandaleuse et la seconde hérétique.

Cette simple observation autorise à croire, et impose même le devoir de penser avant tout examen, ou que les libertés qu’on nomme gallicanes ne sont pas, pour ainsi parler, d’origine ecclésiastique, ou que le clergé français, toujours si attaché à l’unité de l’Eglise et au pontife romain qui en est le centre, entendoit par là quelque chose de très différent de ce qu’à plusieurs époques ont voulu entendre des esprits turbulents et emportés. En effet on dispute, depuis plus de deux cents ans, sur ces libertés, pour savoir en quoi elles consistent, question aussi obscure, aussi incertaine aujourd’hui, et plus peut-être, qu’elle ne l’étoit en 1605, lorsque les évêques, alarmés de l’abus qu’on faisoit de ce mot vague, supplièrent le roi de faire régler ce qu’on appelle libertés de l’Eglise gallicane. Ils réitérèrent plusieurs fois cette demande les années suivantes. " vos juges,