Page:De la Mennais - De la religion, 1826.djvu/349

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t les abus, qui concilie tous les droits et tous les devoirs ; qu’on oppose froidement Bossuet au vicaire de Jésus-Christ, son savoir à l’autorité du docteur de l’Eglise universelle, son génie aux promesses du fils de Dieu et à ses paroles qui ne passeront point : c’est là ce qui effraie, ce qui consterne plus que les efforts de l’impiété. De sinistres pensées s’emparent de l’âme : on ne discute point, on tombe à genoux pour conjurer Dieu de détourner l’avenir qui s’approche.

Et quel moment choisit-on pour annoncer à l’univers catholique qu’on a résolu de perpétuer ces maximes de schisme ? Le moment même où les plus ardents ennemis de la religion chrétienne les réclament comme leur doctrine, comme l’arme avec laquelle ils vaincront l’Eglise. Parceque, pendant les deux derniers siècles, le clergé français n’en a pas tiré les conséquences, parcequ’il les a toujours démenties dans la pratique, on refuse d’en voir le danger. Mais si nulle Eglise ne fut jamais plus soumise au Saint-Siège, dans les matières