foy. Car qui eſt ſoubz la loy, il est encore ſoubzgal. 3. 4. le pedagogue : & ſi ſommes circõcis, Chriſt ne nous prouffite en rien. Certes cés paoures cheſtiens & fideles ont touſiours eſté contreinctz d’eſtre ſeparez dés aultres hõmes, et d’ouyr la parolle de Dieu en ſecret, ſ’ilz l’ont voulu ouyr : et principalemẽt la nuict, à cauſe dés grandes perſecutiõs qu’on leur faiſoit, lés eſtimãs hors de la foy & chreſtienté, pires qu’infideles, renyans Ieſus & ſon euãgile. Et pour ceſte cauſe leur a on ĩpoſé ce nom vauldois, ſorciers, et pauperes de Lugduno : diſans qu’ilz tiennẽt vne meſchãte ſecte, leur ſynagogue la nuict, mangeans leurs enfans, et faiſans aultres choſes diſſolues. Tellemẽt qu’vn cõmun prouerbe en est venu, qui tient ſi tiẽne : leur attribuãt qu’ilz ne font nulle differẽce de freres à ſœurs, de peres à filles, de meres à filz, de couſins à couſines, qui est vne choſe faulſe et controuuée. Mais par lés grandes tyrãnies deffenſes de viure ſelon l’euangile de Ieſus, ont eſté contreinctz de ſ’aßembler (cõme deſia est dict) la nuict, pour ouyr la parolle de Dieu. Et à cauſe de celà ont eſté tirez en telles calũnies, et ſont encore de preſent, iuſque à ce ꝗl plaiſe à Dieu lés en deliurer. Meſme à force de tormẽs, tiremẽs de
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