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Page:Dentiere - Epistre très utile faicte et composée par une femme chrestienne de Tornay, 1539.pdf/44

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allaicter ſés petis enfans aprés q̃ ſon mary ſeroit mort, pour la bien ſoulager et cõſoler, ne la luy fauldroit il point vendre ou donner pour payer l’offrãde ? Car autremẽt denõçons pour excõmuniez cõe infideles, tous ceux ꝗ ne payẽt leurs offrãdes 13. q. 2. Qui oblat. Et cõbien q̃ luy meſme le deffend ꝑ ſés liures propres, cenonobſtãt tous lés ſiens le font. En telle maniere ꝗl n’y a pas vn de ſés prestres, eueſques, & de tous ceux ꝗ ſont de ſõ meſnage ꝗ ne ſotẽt ꝑ dõnent et prẽnent q̃lque choſe pour graces, ordres et telles tracaſſeries. Anathema dãti et recipiẽti. 1. q. 1. c’eſt adire, maledictiõ à celuy ꝗ dõne & à celuy qui prẽd : et qu’on ne doibt riẽ receuoir pour lés ordres ou pour la creſme, pour le bapteſme, baulme, ſepulture ou cõmunion 1. q. 1. ne encore quand on lés contreindroit d’en prendre. 13. q. 2. poſt quam precio. Mais ce ſeroit bien peu de choſe ſ’il n’y auoit aultre excommuniement plus à craindre que le ſien. Car il en y a bien vn aultre, qui est denoncé par plus grand eueſque : c’eſt de Ieſus Chriſt & ſés Apoſtres, aux Actes huictieſme chapitre, contre ceux qui eſtiment ou veulent auoir le don de Dieu pour or & argẽt, & non