et ſans fin en ce qu’il est Dieu et vn auec ſon pere. Mais ceſtuy cy ꝗ ſ’eſt voulu esleuer ſus Dieu 2. theſſ. 2ſe faiſant adorer cõme Dieu, ſ’eſt bien oſé nommer Melchizedek, libr. 2. ration. diuino. offici. Car il luy appartiẽt bien, c’eſt vn bon roy (ſi ie ne mẽs) de paix, en ſuſcitãt, cõme vn chaſcun voit, toutes guerres, diuiſiõs, debatz, ẽtre lés roys, princes & ſeigneurs de la terre, de grãde genealogie, ſorty de quelque drogue d’apotiquaire, baillant la recepte à tous cés medecins. Mais quelle audace ie vous prie, quelle arrogance eſt cecy, ſe nõmer Melchizedek, vſurpãt ainſi le nom de Ieſus ? Il ne fault eſtre eſmerueillé ſ’il a vſurpé l’office, lés biẽs dés roys et prĩces de la terre, veu ꝗlle fait à Dieu. Aucũs pourrõt eſtre marris de ce qui est dict par vne femme, cõme n’appartenãt à icelle, diſans eſtre faict à plaiſir. Mais ie vous prie n’estre en rien offenſez : car ne fault penſer qu’il ſoit faict par hayne ne rancune : mais ſeulemẽt pour edifier mõ prochaĩ, le voyãt en ſi grandes & horribles tenebres, palpables plus que celles Exo. 10.d’Egypte. Neantmoins ſ’il vous plaiſt regarder et diligẽmẽt examiner lés textes cy alleguez leſquelz eux meſmes ont eſcript en leurs decretz, lés cõferãs à la ſaĩcte eſcripture auec bõ iugemẽt,
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