Aller au contenu

Page:Dentiere - Epistre très utile faicte et composée par une femme chrestienne de Tornay, 1539.pdf/64

La bibliothèque libre.
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

tres qui ſont dechaßez & repoulſez par force et lés aultres mortz à la bataille. Mais de tout ce cy, vertueuſe dame, ne fault eſtre eſtõée ſi voyõs telle punitiõ de Dieu eſtre venue : car ce ne ſont que moynes cafardz qui font cés troubles. Parquoy telz aſnes, loups et impudẽs libins cafardz entre brebis, doibuẽt eſtre par tout fuis et chaſſez cõe chimeres du troppeau : affin q̃ par faulſe doctrine et meſchãte cõuerſation ne ſeduyſent plus le paoure peuple, qui eſt choſe fort à craindre et dãgereuſe, ſi Dieu par ſa grace n’y pouruoyt, cõe il a faict. Car il a frappé aucuns de telle ſorte qu’ilz ſ’en ſont fuis, et iournellemẽt ſ’en fuyent, ſans que ꝑſonne lés chaſſe : congnoiſſans biẽ le iugemẽt de Dieu eſtre venu ſur leur teſte. Et principalemẽt ce paoure miſerable hõme, auquel Dieu face miſericorde, qui nõ ſeulemẽt par ſa faulſe doctrine luy a ſuffit de ſcãdalizer le paoure peuple : mais cõe impudẽt, à laißé (ſi l’auſe dire) ſa propre femme de Neuchaſtel ẽceincte. Lequel non content de celà, eſt retourné a ſon vomiſſement : affin que le mortier dés docteurs ſorboniques ſente touſiours lés aulx. Ce nonobſtant que aucuns de ſa farine ne vaillãs guere mieulx que luy, cerchẽt et taſchẽt de rechef le canoniſer.