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Page:Dentiere - Epistre très utile faicte et composée par une femme chrestienne de Tornay, 1539.pdf/65

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Or pour cõcluſiõ, peu ſont de preſent ꝗ ne regardent à eux meſmes, & nõ au peuple de Dieu, de pourueoir aux hõmes, et nõ à l’egliſe de Ieſus : preſque tous ſont chiens muetz, chaſcun mange vn os. C’eſt la meilleur police du mõde, rien ne ſe perd, tout eſt biẽ recueilly, Caphardz biẽ venuz, et tous ceux ꝗ ſçaiuẽt bien plaire à mõſieur et à ma dame, biẽ nourris et ẽtretenuz. Car l’vn ſe taist, l’aultre ne dit mot, voyãt et delaiſſant fouller ſés freres. Certes ce que dit Eſaie le prophete eſt aduenu. Ilz ſõt retournez en leur voye, chaſcunIſai. 56. à ſon auarice de ſon coſté. Tellemẽt que l’vn brigue ſon eueſché, l’aultre plaidoye ſon prioré, l’vn ſe plaĩct, l’aultre ſe dueile, l’vn n’a riẽ, l’aultre est plein : l’vn a faim, l’aultre est ſaoul, l’vn ne veult rien & ce pendãt n’a faulte de riẽ. Brief ce n’est qu’auarice, ambitiõ, et cõfuſion. Certes l’vn va et l’aultre viẽt ſans eſtre enuoyé de Dieu, faiſans toutes diuiſions en l’egliſe de Ieſus. Lequel deſtruyra & celuy qui plaiſt, & celuy qui veultIerem. 6. plaire. Car õ ne peut plaire à dieu et aux hões ou il fault eſtre aymé de l’ũ ou hay de l’autre. Mais le bõ ſeruiteur plaist à ſon ſeigñr, et ne ſe ſoucie d’aultre choſe ſinõ q̃ ſon maiſtre ſoit ſeruy et honoré. Außi lés vrays pasteurs et miniſtres de Ie-