Page:Descartes - Œuvres, éd. Adam et Tannery, III.djvu/256

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244 Correspondance. 11,269-270.

îioftre procédé. le ne puis croire qu'il defapprouue que vous faffiez voir ma dernière Lettre Latine" à ceux de fa Compagnie : car, encore que le P. B(ourdin) ne vous ait point prié de m'enuoyer fa Lettre Françoife, toutesfois ne vous ayant point auffi prié de ne me la 5 pas enuoyer, comme il n'a eu aucune occafion de le faire, vu qu'il vous Ta enuoyée pour vous faire voir ce qu'il auoit eu intention de m'écrire, & vous en ayant donné vne autre pour moy, ie ne voy pas qu'il puifle en aucune façon trouuer mauuais que vous me l'ayez 10 enuoyée, comme pour me témoigner la mefme chofe qu'il auoit voulu vous témoigner par cette lettre, à fçauoir qu'il auoit pris la peine, il y a long-temps, de me répondre ; et ainfi vous pourrez dire que c'a efté pour le gratifier que vous me l'auez enuoyée. Au reile, 1 5 tout bien confideré, ie croy que ie n ay rien mis de trop en ma réponfe ; car, quelque amitié & douceur qu'ils faffent paroiftre, ie fuislafluré qu'ils m'obferue- ront foigneufement, & qu'ils auront d'autant moins d'occafion de me nuire, qu'ils verront que ie leur répons 20 plus vertement, & que, fi i'vfe ailleurs de douceur, ceû par modération, & non par crainte ny par foi- blefle. Outre que ce qu'a écrit le P. B(ourdin) ne mé- rite rien moins que ce que ie luy mande.

l'ay receu l'imprimé de M. des Argues*; mais ie 25 n'en ay pu lire que l'exorde & la conclufion, à caufe que ie n'en ay pas encore les figures, & ie crains de ne les auoir de long-temps, puis qu'elles viennent par M. Zuylichem qui eft en voyage.

le vous remercie des paflages de faint Thomas pour

a. Lettre CCXI, p. 221. Pour la Lettre Françoise, voir p. 223, note.

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