Page:Descartes - Œuvres, éd. Adam et Tannery, V.djvu/138

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124 Correspondance.

me pourront faire, que ie croy ne deuoir employer perfonne pour me les rendre fauorables. le vous fuis cependant trez obligé des offres qu'il vous a plû me faire, & vous auez affez veu cy deuant, par expérience, que ie ne m'épargne pas a employer les perfonnes que 5 i'honore & eftime le plus, pource que ie fuis bien aife de leur auoir de l'obligation.

le me reiouirois de l'efperance que vous me don- nez, que ie pourray auoir l'honneur de vous voir a Paris, û ie ne craignois que ce foit vne marque de >o mécontentement que vous auez en ce pais*. Mais ie fouhaiterois bien de vous voir icy, fi vous preniez plai- fir a vous diuertir quelques iours a la campagne, & que le voyage ne vous fuft point incommode; nous nous pourrons entretenir a cœur ouuert, & ie vous '5 puis affeurer que ie fuis auec vn zèle très parfait,

Monfieur,

Voftre trez humble & trez obeiflant feruiteur,

DESCARTES. 20

D'Egmond, le 7*"^ Feurier 1648.

Page 124, 1. II. — On ne sait si Pollot alla à Paris en cette année, ni s'il y rencontra Descartes. Sa situation en Hollande, déjà suffisamment bonne, était à la veille de s'améliorer encore. Le i5 mai 1645, il avait été nommé, par le prince Frédéric-Henri de Nassau, au commandement du fort Sainte-Anne dans le polder de Namen. Le i" avril 1648, la princesse douairière d'Orange, Amalie, veuve de Frédéric-Henri, le nomma Hoffmeester van sijne Huyse (Maréchal de la Cour), « op de gagie van » acht hundert Carolus goldens, etc.. » (MS., Collection E. de Budé, Genève.)

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