Page:Descartes - Les Principes de la philosophie, éd. 1647.djvu/176

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deux autres qui ne luy peuuent estre ostez ; ou bien en fin qu’il rejallisse en retenant vne partie de ces deux degrez & qu’il le pousse en luy en transferant l’autre partie. Il est éuident que puis qu’ils sont égaux & ainsi qu’il n’y a pas plus de raison pourquoy il doiue rejallir que pousser C, ces deux effets doiuent estre également partagez; c’est à dire que B doit transferer à C l’vn de ces deux degrez de vitesse & rejallir auec l’autre. LA septiéme & derniere regle est, que si B & C vont vers un mesme costé, & que C precede mais aille plus lentement que B en sorte qu’il soit en fin atteint par luy, il peut arriuer que B transfera vne partie de sa vitesse à C pour le pousser devant soy, & il peut arriver aussi qu’il ne lui en transferera rien du tout,mais rejallira auec tout son mouuement vers le costé d’où il sera venu, à sçauoir non seulement lors que C est plus petit que B, mais aussi lors qu`il est plus grand, pourueu que ce en quoy la grandeur de C surpasse celle de B soit moindre que ce en quoy la vitesse de B surpasse celle de C, jamais B ne doit rejallir mais pousser C en luy transferant vne partie de sa vitesse ; Et au contraire lors que ce en quoy la grandeur de C surpasse celle de B, est plus grand que ce en quoy la vitesse de B surpasse celle de C il faut que B rejallisse sans rien