Page:Descartes - Les Principes de la philosophie, éd. 1647.djvu/527

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QVATRIESME PARTIE. 459 raiſon pour les adjouſter, ſinon qu'on n'a pas creu que ſans eux quelques effets naturels puſſent eſtre expliquez, ſont entieremết ſuperflus. (CLXXXVIII. Quelles choſes doiuens encore eſtre expliquées, afin que ce traitté ſoit complet.) IE finirois icy cette quatriéme partie des principes de la Philoſophie, ſi je l'accompagnois de deux autres l'vne touchant la nature des animaux & des plantes, l'autre touchant celle de de l'homme ainſi que je m'eſtois propoſé lors que j`ay commencé ce traitté : Mais pource que je n'ay pas encore aſſez de connoiſſance de pluſieurs choſes que j'auois enuie de mettre aux deux dernieres parties,& que par faute d'experiences ou de loiſir je n'auray peut eſtre jamais le moyen de les acheuer; Afin que celles-cy ne laiſſent pas d'eſtre completes,& qu'il n'y manque rien de ce que j'aurois creu y deuoir mettre ſi je ne me fuſſe point referué à l'expliquer dans les ſuiuantes, j'adjouſteray icy quelque choſe touchant les objets de nos ſens. Car juſques icy j'ay décrit cette terre & generalement tout le monde viſible comme ſi c'eſtoit ſeulement vne machine en laquelle il n`y euſt rien du tout à conſiderer que les figures & les mouuemens de ſes parties ; & toutefois il eſt certain que nos ſens nous y font paroiſtre pluſieurs autres choſes, à ſçauoir des couleurs, des odeurs, des ſons, & toutes les autres qualitez ſenſibles deſquelles ſi je ne parlois point on pourroit penſer que M m m ij