Page:Descartes - Les Principes de la philosophie, éd. 1647.djvu/553

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montre evidemment qu'une chose est vraye. Ainsi cette certitude s'estend à tout ce qui est demonstré dans la Mathématique, car nous voyons clairement qu'il est impossible que deux & trois joins ensemble facent plus ou moins que cinq, ou qu'un quarré n'ait que trois costez & choses semblables. Elle s'estend aussi à la connoissance que nous avons qu'il y a des corps dans le monde, pour les raisons cy-dessus expliquées au commencement de la seconde partie; Puis en suitte elle s'estend à toutes les choses qui peuvent estre demonstrées touchant ces corps par les principes de la Mathematique ou par d'autres aussi evidens & certains au nombre desquelles il me semble que celles que j'ay écrites en ce traitté doivent estre receuës, au moins les principales & les plus generales ; Et j'espere qu'elles le seront en effet par ceux qui les auront examinées en telle sorte, qu'ils verront clairement toute la suite des deductions que j'ay faites, & combien sont evidens tous les principes desquels je me suis servy principalement s'ils comprennent bien qu'il ne se peut faire que nous sentions aucun objet sinon par le moyen de quelque mouvement local que cet objet excite en nous ; & que les estoiles fixes ne peuvent exciter ainsi aucun mouvement en nos yeux sans mouvoir aussi en quelque façon toute