Page:Descartes - Méditations métaphysiques, éd. 1647.djvu/11

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


EPISTRE. les meilleures & plus solides, & les disposer en un ordre si clair et si exact, qu'il soit constant desormais à tout le monde, que ce sont de véritables démonstrations. Et enfin d'autant que plusieurs personnes ont désiré cela de moi, qui ont connoifiance que iay cultiué vne certaine methode pour refou¬ dre toutes fortes de difficultés dans les fciences ; methode qui de vray ri eft pas nouuelle, ri y ayant rien de plus ancien que la venté, mais de laquelle ils fçauent que ie me fuis feruy a fie s he ufeufe¬ men t en di autres rencontres ; iay penfé quil edi oit de mon deuoir de tenter quelque ckofe fur ce fujet. Or iay trauaillé de tout mon pofiible pour com¬ prendre dans ce Traité tout ce qui s en peut dires Ce nefi pas que iaye icy ramafié toutes les diuer- fes raifons quon pourrait alléguer pour feruir de prenne a nofire fujet s car ie n ay ïamais creu que cela fiufi ne ce fia ire, finon lors quil ny en a aucune qui foit certaine s mais feulement iay traité les premières & principales dfvne telle maniéré, que iofe bien les propofer pour de très • eut dent es tf) très- certaines demonfirations : Et ie diray de plus quel* les font telles, que ie ne penfe pas quil y ait au¬ cune voye par ou ieffrit humain en puifie iamaù decouurir de meilleures : car ^importance de L’af¬ faire, & la gloire de Dieu à laquelle tout cecy fe