Page:Dessaulles - La guerre américaine, son origine et ses vraies causes, 1865.djvu/125

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bre ! Chez les planteurs, même quand l’enfant d’une esclave était le fils de son maître, il restait esclave ; il suivait la condition de sa mère d’après la maxime : Partus sequitur ventrem ! ! Voilà comment les planteurs vendaient journellement leurs propres enfants, et aussi les mères de leurs enfants !

Comparez l’esclave du Sud, noire ou blanche, à la Circassienne achetée pour les harems turcs : celle-ci a un immense avantage sur celle-là. Elle vit dans un riche harem, n’a aucune espèce de travail fatigant à supporter. Et puis elle sait que ses enfants suivront la condition de leur père, c’est-à-dire seront libres. Aiusi le Turc ne vend pas ses propres enfants comme cela arrivait tous les jours aux planteurs dans le Sud ! Ici au contraire chez un peuple chrétien, chez des gens fréquentant les églises, vous voyiez constamment les plus pénibles violations de tous les principes du christianisme ainsi que des sentiments les plus fortement enracinés chez les hommes.

Le planteur avait lui aussi son harem, quoiqu’on en dise. Ses belles esclaves lui en formaient un, ce qui ne les empêchait pas de travailler comme des esclaves. Elles n’avaient jamais la perspective du rachat ou de l’é-