Page:Dessaulles - Papineau et Nelson, blanc et noir... et la lumière fut faite, 1848.djvu/64

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 62 —

que je dis pour l’affirmer sous serment, ce que le Dr. Nelson n’a encore jamais osé faire, quoiqu’il en ait été sommé ! — Il a affirmé sur son honneur, disent quelques débonnaires admirateurs. — Eh bien, il a affirmé sur ce qui, pour nous, équivaut strictement à rien, puisqu’il est directement prouvé qu’il a affirmé le contraire de ce qu’il savait. Il n’y a pas que ses adversaires qui le disent ; son propre défenseur M. Bouchette l’établit avec une bonhomie qui fait plaisir à voir, tant elle est sincère. Ce M. admet que ce que le Dr. Nelson lui disait, à lui seul, ne cadrait pas avec ce qu’il disait aux autres. En effet ces paroles, prononcées à l’assemblée de Corbeau : « Celui qui dit que M. Papineau s’est sauvé à St.-Denis est un homme méprisable, » et celles-ci, dites à M. Bouchette, seul, « M. Papineau s’est esquivé » cadrent juste autant que les mots « vérité, mensonge. » Comprenez donc combien votre position est mauvaise, puisque vos propre amis ne vous défendent qu’en vous souffletant ! Comment pouvez-vous espérer vous justifier, quand votre défenseur admet que vous disiez tantôt une chose tantôt une autre ?

Maintenant j’ai des preuves directes de mon voyage à St.-Denis ; et j’en produis d’autres qui, quoiqu’indirectes, établissent une certitude morale que j’y suis allé.

L’affidavit de Joseph Sicard prouve que j’y suis arrivé le 22 nov : au soir et que j’en suis reparti le 23 au moment de la bataille. Le fait qu’il est venu avec moi est corroboré par