Page:Deulin - Les Contes de ma mère l'Oye avant Perrault.djvu/136

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Quand j’étais chez mon père,
Guenillon,
Petite jeune fille,
Il m’envoyait au bois,
Guenillon,
Pour cueillir la nouzille,
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Guenillon,
Saute en la guenille.

Le bois est trop haut, la belle trop petite. Elle se met en main une tant verte épine et s’endort. Passent au chemin trois cavaliers bons drilles. Le premier dit : Je vois une fille ; le second : Elle est endormie ; le dernier des trois, guenillon, dit : Elle sera ma mie, et l’emporte au septième couplet.

Le cinquième rapport de M. F.-M. Luzel sur les Contes populaires des Bretons armoricains, inséré dans les Archives des Missions scientifiques et littéraires, nous offre encore une Belle au bois dormant. Le fils d’un pêcheur réveille la princesse Tournesol ; mais, pour la délivrer du château où elle est enchantée, il doit être maltraité durant trois nuits par des démons qui, au chant du coq, le laissent à demi mort. Chaque fois la princesse le ressuscite avec un onguent merveilleux et finalement il l’épouse.

Un charmant recueil de contes indiens, Old Deccan Days, or Hindoo Fairy legends current in South India, collected from oral tradition by M. Frère, contient l’histoire de Sourya-Bai, que